Version calligraphique abandonnée. Les pages réunies ici sont quelques unes de celles qui étaient déjà esquissées.
Pourquoi présenter un travail inachevé ? Plaisantes ou sérieuses, voici quelques unes des réponses notées dans le texte d'introduction.
Si un travail fini peut procurer un certain plaisir, un travail non fini procurera, par définition, un plaisir infini. Une statue sans tête et sans bras peut encore nous parler et nous toucher.  
Nous percevons l’œuvre comme un tout sans qu’il soit toujours nécessaire d’en recomposer les parties manquantes. C’est ici en quelque sorte de l’archéologie à l’envers. La seule différence étant que les morceaux que nous tentons d’assembler sont ceux d’une œuvre qui n’a jamais existé. 
Les lacunes de l’inachèvement pourraient être celles de la mémoire ; ses manques, ceux de l’oubli — un livre que nous aurions lu ou feuilleté et dont seul subsisterait le souvenir de quelques pages. 
Les œuvres inachevées sont des miroirs brisés. Pour peu qu’on y regarde de près, le plus petit de leurs fragments reflète la totalité. 
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Abandoned calligraphic version. Some pages were already sketched.
Why present an unfinished work? Pleasant or serious, these are some of the answers noted in the introductory text:
While a finished work may give some pleasure, a never ended work will, by definition, give a never ending pleasure. 
We perceive the work as a whole, we don't need to recompose the missing parts. This is archaeology in reverse. The only difference being that the pieces we are trying to assemble are those of a work that never existed. 
The gaps in the unfinished work could be those of memory - like a book we have read or leafed through and of which only remains the memory of a few pages. 
Unfinished works are broken mirrors. If you look closely, the smallest of their fragments reflects the whole. 
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